Pakistan (A.P.Hawzah) – Hodjatoleslam Cheikh Hassan Sarvari, religieux pakistanais, a déclaré lors de son sermon de la prière du vendredi à Skardu que l’arrivée du mois de Rabīʿ al-Awwal devait être considérée comme une occasion de rendre grâce à Dieu, de renouveler notre engagement et de porter à nouveau notre attention sur nos responsabilités religieuses. Il a souligné qu’appartenir à la communauté du Prophète de l’islam (PSL) n’est pas simplement un titre ou une appartenance, mais qu’il s’agit d’une lourde responsabilité qui incombe à chaque être humain.
Il a ajouté que le musulman devait avant toute chose mettre lui-même en pratique les enseignements de sa religion, puis inviter les autres, par ses paroles et surtout par son comportement, à faire le bien, à faire preuve de piété et à obéir à Dieu. L’appel à la religion ne peut véritablement porter ses fruits que lorsqu’il se manifeste concrètement dans le comportement et la vie quotidienne de celui qui l’adresse.
Rabīʿ al-Awwal, une occasion de renouveler son engagement envers la conduite du Prophète (PSL)
Ce spécialiste des questions religieuses a insisté sur le fait qu’au cours du mois de Rabīʿ al-Awwal, il ne fallait pas se contenter d’exprimer sa joie et sa réjouissance, mais qu’il fallait renouveler son engagement envers la conduite du Prophète de l’islam (PSL) et chercher à conformer davantage notre vie à ses enseignements.
Il a souligné que si nous faisons de la foi, de l’adoration, de la noblesse du caractère, du service envers les parents, du maintien des liens de parenté et du respect des droits d’autrui des principes effectivement présents dans notre vie quotidienne, nous donnerons alors la meilleure preuve de notre amour véritable pour le Prophète de la Miséricorde (PSL) et de notre appartenance authentique à la communauté de Muhammad.
La conduite du Prophète (PSL), un modèle d’éthique et de comportement social
Le vice-imam de la prière du vendredi de Skardu, insistant sur l’importance de la politesse et des bonnes mœurs, a déclaré que la valeur de la personnalité d’un être humain ne dépendait pas uniquement de ses actes de dévotion. Son caractère, ses paroles, son comportement en société et la manière dont il se comporte avec les autres révèlent également sa véritable personnalité.
Évoquant la conduite du Prophète de l’islam (PSL), il a souligné que sa vie était remplie de noblesse morale, de patience, de pardon et de miséricorde. Le Prophète venait constamment en aide aux personnes dans le besoin, ne renvoyait jamais un nécessiteux les mains vides et, lorsqu’il cherchait à réformer les comportements des gens, il privilégiait l’affection, la sagesse et la bienveillance plutôt que l’humiliation et le reproche.
Ce religieux, s’appuyant sur le verset coranique « وَإِنَّكَ لَعَلَىٰ خُلُقٍ عَظِيمٍ » (« Et tu es certes doté d’un caractère sublime »), a déclaré que le Saint Coran, en affirmant explicitement la grandeur morale du Prophète (PSL), le présentait comme le modèle éthique par excellence pour l’humanité.
L’éthique prophétique doit se manifester dans la vie des musulmans
Il a souligné qu’aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de tirer les enseignements de la conduite du Prophète de l’islam (PSL) et de mettre en pratique l’éthique prophétique dans nos conversations quotidiennes, notre vie familiale, nos relations sociales et même lorsque surviennent des différends.
Ce spécialiste des questions religieuses a ajouté qu’un être humain ne pouvait véritablement se considérer comme membre de la communauté du Prophète (PSL) que lorsque les enseignements de ce dernier se manifestaient dans ses comportements et ses actes. L’amour et le suivi du Prophète doivent en effet se traduire concrètement par l’éthique, la manière de traiter les autres, le pardon, la bienveillance et le sens des responsabilités sociales.
Poursuivant son intervention, il a évoqué la finalité de la création de l’être humain et déclaré que le Saint Coran présentait clairement l’adoration et la servitude envers Dieu comme la raison de la création des djinns et des êtres humains : « وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ » (« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent »). La vie du croyant doit donc s’inscrire dans la voie de la servitude envers Dieu, de l’obéissance aux commandements divins et du suivi de la conduite du Prophète de l’islam (PSL).
Hodjatoleslam Hassan Sarvari a ensuite expliqué le rapport entre ce monde et l’au-delà. Il a déclaré que ce monde était éphémère tandis que l’au-delà était éternel. L’être humain ne doit donc pas négliger ses responsabilités dans ce monde, mais doit parallèlement préparer les provisions nécessaires à sa vie éternelle. Selon une célèbre maxime, l’homme doit œuvrer pour ce monde comme s’il lui restait de longues années à vivre, et se préparer pour l’au-delà comme s’il devait mourir dès le lendemain
Il a ajouté que la vie humaine était, en réalité, un voyage dont la destination finale est l’au-delà. L’homme raisonnable est celui qui prépare les provisions nécessaires à ce voyage et n’oublie jamais la mort ni la demeure éternelle.
Le lien entre l’adoration et les droits d’autrui
Le vice-imam de la prière du vendredi de Skardu, s’appuyant sur un récit rapporté de l’Imam al-Rida (as), a déclaré que Dieu Tout-Puissant avait établi des liens entre certaines obligations : Il a associé la prière à la zakat, la gratitude envers Lui à la reconnaissance envers les père et mère, et la piété au maintien des liens de parenté.
Il a poursuivi en affirmant que celui qui ne témoignait pas de reconnaissance envers ses parents ne rendait pas véritablement grâce à Dieu, et que celui qui rompait les liens de parenté ne respectait pas pleinement les exigences de la piété.
La religion, bien au-delà des actes de dévotion individuels
Ce religieux a souligné que ces enseignements montraient que la religion ne se limitait pas aux actes de dévotion individuels. Le respect des droits d’autrui et l’accomplissement des responsabilités sociales constituent eux aussi des dimensions fondamentales de la religion. La prière, le jeûne et les autres actes d’adoration trouvent leur sens et leur accomplissement dans le respect et le service envers les parents, les bonnes relations avec les proches, l’accomplissement des responsabilités sociales, la noblesse du caractère et le respect des droits d’autrui.
Il a ajouté que le véritable musulman était celui dont la foi et la religiosité se manifestaient également dans son comportement social et dans sa manière de traiter les autres, et qui, parallèlement à sa relation avec Dieu, veillait au respect des droits des serviteurs de Dieu.
Hodjatoleslam Hassan Sarvari, évoquant la fête de l’Indépendance du Pakistan, a souligné que le 14 août ne devait pas être pour nous uniquement une journée de joie et de célébration. Il doit également être une occasion de rendre grâce pour le grand bienfait de la liberté, de se souvenir des sacrifices consentis par la nation pour la fondation du Pakistan et de réexaminer nos responsabilités nationales et morales.
Il a ajouté que nous devions nous réjouir de notre liberté, tout en réfléchissant aux nombreux sacrifices et aux immenses efforts grâce auxquels ce pays a vu le jour, et aux responsabilités qui incombent aujourd’hui à chacun d’entre nous pour préserver la sécurité, le progrès et la stabilité du Pakistan.
« Foi, unité et discipline », les fondements du progrès du pays
Le vice-imam de la prière du vendredi de Skardu, évoquant les principes formulés par Muhammad Ali Jinnah (ra) pour le Pakistan, à savoir « Foi, Unité et Discipline », a déclaré que ces principes ne concernaient pas uniquement la gestion du système politique et de l’État, mais revêtaient également une importance fondamentale dans la vie individuelle, familiale et sociale.
Il a souligné que si la foi et l’éthique ne régnaient pas au sein de la famille, une véritable sérénité ne pourrait s’y installer ; que sans unité, les individus ne pourraient se soutenir mutuellement ; et que sans ordre ni discipline, aucune famille, aucune société et aucune nation ne pourrait avancer sur la voie du progrès.
La véritable foi se manifeste dans les actes et le comportement
Hodjatoleslam Hassan Sarvari a souligné que la foi ne se limitait pas à une simple profession de foi verbale, mais que sa véritable réalité devait se manifester dans le comportement et les actes de l’être humain. Lorsque la foi d’une personne est solide, sa personnalité et son comportement gagnent eux aussi en force. Des personnes dotées d’une personnalité forte construisent des familles solides, des sociétés unies et, en définitive, un pays puissant.
Il a conclu en déclarant que, le jour de l’Indépendance, nous ne devions donc pas nous contenter d’illuminer les rues, de hisser les drapeaux et d’organiser des festivités. Nous devons plutôt assumer notre responsabilité envers la patrie en renforçant notre foi, en consolidant notre unité, en respectant l’ordre et la discipline et en œuvrant pour la sécurité, l’unité, le progrès et le bien-être du Pakistan. Une telle démarche constitue la meilleure manière de rendre grâce pour le grand bienfait de la liberté et l’expression concrète de notre fidélité au pays.




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